Voitures électriques en Espagne : nous avons besoin de plus de points de recharge
Ces dernières années, l’Espagne a été témoin d’une augmentation notable de l’adoption des voitures électriques, ouvrant la voie vers un avenir plus durable et plus propre. Si nous regardons les chiffres, nous pouvons observer une nette augmentation du parc de voitures électriques, une croissance de l’infrastructure de recharge, des politiques gouvernementales qui favorisent l’adoption de ce nouveau modèle de mobilité, etc. Mais est-ce vraiment suffisant ? Nous vous proposons ci-dessous une brève analyse de la situation des véhicules électriques en Espagne et nous nous interrogeons sur le chemin déjà parcouru et celui qu’il reste encore à parcourir.
ÉLECTROMOBILITÉ EN ESPAGNE, RAPPORT 2022 D’ANFAC
Selon le Rapport 2022 d’ANFAC (Association espagnole des fabricants d’automobiles et de camions), le marché des véhicules à zéro et faibles émissions a progressé de 10,7 % par rapport à 2021.
Concrètement, la production de véhicules alternatifs a été la suivante :
L’électrique pur a augmenté de 66,1 % en 2022 par rapport à 2021
L’hybride rechargeable a augmenté de 17,8 % en 2022 par rapport à 2021
L’hybride non rechargeable a augmenté de 185,1 % en 2022 par rapport à 2021
Malgré cela, si l’on regarde vers l’Europe, l’Espagne est à la traîne en matière d’électromobilité. S’il est vrai que, dans le Baromètre élaboré par ANFAC, l’Espagne a obtenu un total de 15,3 points (3,5 de plus que l’année précédente), elle se situe très en dessous de la moyenne européenne de 33 points. Autrement dit, l’Espagne avance, mais à un rythme insuffisant.
La Norvège, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Portugal sont en tête du baromètre et l’écart avec les pays les moins électrifiés ne cesse de se creuser, parmi lesquels figurent la République tchèque, la Hongrie et l’Espagne.
DONNÉES SUR LES POINTS DE RECHARGE DES VOITURES ÉLECTRIQUES
Il existe de plus en plus d’initiatives pour encourager l’acquisition de voitures électriques : aides gouvernementales et baisse du prix de ces véhicules, interdictions de fabrication de véhicules à moteur à partir de 2035, etc. Si, en Espagne, nous travaillons réellement à parvenir à une mobilité plus durable, pourquoi sommes-nous à la traîne en Europe ? Où échouons-nous ?
Le Baromètre d’ANFAC mentionné précédemment est réalisé en analysant plusieurs facteurs tels que la pénétration du véhicule électrifié (où l’Espagne obtient un score de 23,2) et l’infrastructure de recharge (score de l’Espagne : 7,3). Ces données montrent que, même si de nombreux facteurs interviennent dans le manque de développement de l’électromobilité espagnole, l’un des plus évidents est le manque d’infrastructure de recharge pour véhicules électriques.
En 2022, 4 717 points de recharge à accès public ont été installés, ce qui porte le total à 18 128. Au premier trimestre 2023, le chiffre de 20 243 points a été atteint, ce qui reste très en dessous de l’objectif de 45 000 points de recharge fixé par l’Union européenne pour notre pays pour l’année en cours.
Tout cela, sans même mentionner la puissance des points de recharge. 85 % des points de recharge à accès public vont jusqu’à 22 kW, ce qui implique des temps de recharge allant de 3 heures à 19 heures. Ce facteur est déterminant au moment de prendre des décisions personnelles concernant l’investissement dans des véhicules électriques.
Si l’on se concentre sur les points de recharge de 250 kW permettant des temps de recharge ultra-rapides (entre 15 et 27 minutes), on n’en trouve que 256 dans toute l’Espagne (à la fin de 2022). La grande majorité de ces points correspond à des projets de fabricants automobiles qui se heurtent en outre à des obstacles bureaucratiques et à des difficultés administratives constituant une barrière au développement des projets.
LA SOCIÉTÉ DEMANDE DAVANTAGE DE POINTS DE RECHARGE
Dans ce contexte, des associations d’utilisateurs de voitures électriques se multiplient, comme AUVE (Association des utilisateurs de véhicules électriques), dont l’objectif est de promouvoir la mobilité électrique à travers l’infrastructure de recharge publique ; AEDIVE (Association entrepreneuriale pour le développement et la promotion de la mobilité électrique), qui œuvre pour renforcer la compétitivité du secteur ; AVVE (Association valencienne du véhicule électrique) ; entre beaucoup d’autres.
Cela met en évidence une société de plus en plus sensibilisée à la mobilité électrique et qui demande davantage de progrès et de soutien de la part de l’administration publique.
LE « FUTUR » ? DE L’ÉLECTROMOBILITÉ EN ESPAGNE
Qu’est-ce qui freine l’électromobilité en Espagne ? La réponse à cette question est complexe et engloberait de nombreux facteurs, comme nous venons de le voir. Cependant, selon le rapport eReadniess 2022 de Strategy& (cabinet de conseil de PwC), il existe un motif qui ressort parmi tous les autres : un manque d’infrastructure de recharge.
Pour atteindre cet objectif, le soutien de l’entreprise privée est essentiel, et c’est pourquoi, chez APPARKYA, nous disposons depuis longtemps de points de recharge pour voitures électriques dans nos parkings.
Nous devons avoir une prémisse claire : sans investissement dans des points de recharge rapide, il n’y a pas d’avenir électrique dans notre pays. Nous avons encore beaucoup de travail à faire.




