10 févr. 2026

Voici comment la zone à faibles émissions (ZFE) affectera votre ville

Si votre ville fait partie des 149 communes d’Espagne qui comptent plus de 50 000 habitants, à partir du 1er janvier 2023, elle fera partie de celles concernées par la zone à faibles émissions (ZFE). Selon la Loi sur le changement climatique et la transition énergétique de mai 2021, toutes les villes répondant à ce critère devront mettre en place cette zone. D’après l’INE, cela concernera 25 millions d’Espagnols, soit 53 % de la population du pays.

La zone à faibles émissions vise à délimiter des secteurs où la circulation des véhicules est réduite, avec pour objectif principal de diminuer la pollution. Selon l’OMS, neuf personnes sur dix respirent un air pollué.

À QUELLES VOITURES LA ZONE À FAIBLES ÉMISSIONS AFFECTE

Les ZFE (ZBE) toucheront surtout les véhicules à moteur thermique, qui représentent aujourd’hui 75 % du parc automobile. Il faudra toutefois tenir compte du type d’étiquette de votre véhicule :

  • Étiquette A : voitures particulières et véhicules utilitaires légers essence antérieurs à 2001, ainsi que tous les diesels antérieurs à 2006. Pour les motos : celles immatriculées avant 2003.

  • Étiquette B : tous les véhicules essence immatriculés à partir du 1er janvier 2001 ou conformes Euro III, et les diesels immatriculés à partir du 1er janvier 2006 ou conformes Euro IV et Euro V.

  • Étiquette C : les véhicules essence immatriculés à partir du 1er janvier 2006 ou conformes Euro IV, Euro V ou Euro VI, et les diesels immatriculés à partir du 1er septembre 2015 ou conformes Euro VI.

Ce sont les véhicules qui pourraient être les plus impactés par la nouvelle réglementation, surtout ceux portant l’étiquette A, car ce sont les plus polluants. Les véhicules avec une étiquette environnementale 0 ou ECO seront les moins concernés.

zona-de-bajas-emisiones1-edited.jpg

Chaque ville disposera d’une certaine autonomie pour définir les conditions de sa ZFE.

COMMENT LES VILLES METTRONT EN PLACE LA ZFE

Améliorer la qualité de l’air, réduire le bruit, contribuer à la lutte contre le changement climatique, favoriser l’efficacité énergétique… les objectifs de la zone à faibles émissions sont clairs, mais il reste encore beaucoup d’incertitudes sur la manière dont elle sera appliquée. La réglementation exige principalement des municipalités que « les critères d’accès et de circulation doivent viser à dissuader autant que possible l’accès des véhicules privés motorisés en général, quel que soit le label environnemental qu’ils affichent ». Il appartiendra donc à chaque ville d’appliquer cette réglementation pour atteindre ces objectifs, et il est probable que chacune le fasse à sa manière. Elles décideront de la zone concernée, des exceptions et des types de véhicules plus ou moins affectés.

D’ailleurs, des villes comme Madrid et Barcelone ont déjà mis en place une zone à faibles émissions, ce qui peut donner une idée de la façon dont cela sera appliqué ailleurs. À Madrid, par exemple, il existe une exception permettant aux voitures étiquetées B et C d’accéder à la ZFE si elles se rendent dans un parking. Ce qui, vraisemblablement, sera similaire dans d’autres endroits.

VILLES AUSSA AVEC ZONES À FAIBLES ÉMISSIONS

À Séville, quelque chose de comparable est déjà en cours : le Plan Respira. Même s’il est encore en phase initiale et n’applique pas de sanctions à ceux qui ne le respectent pas. Ce plan limite l’accès au centre-ville et au quartier de Triana, où se trouvent deux de nos parkings (parking Mercado del Arenal et parking Mercado de Triana), mais l’accès est autorisé à tous les véhicules s’ils vont s’y garer.

À Grenade, où APPARKYA dispose en centre-ville du parking Hermanos Marista, la Zone à faibles émissions est déjà envisagée : elle comprendra 18 nouvelles caméras pour contrôler les accès des véhicules. Et Fuengirola, où APPARKYA gère le parking Paseo Marítimo, devra aussi s’adapter à cette nouvelle loi, puisqu’elle compte plus de 50 000 habitants.

Mobilité